en Chine, une petite phrase qui fait craindre des restrictions

Pékin a réaffirmé dans un plan d’action officiel l’objectif de “réduire le nombre d’avortements”, ce qui a provoqué beaucoup de questionnements. Les fortes variations historiques dans la politique de contrôle des naissances y sont pour quelque chose.

“La Chine s’engage à réduire le nombre d’avortements pratiqués pour des causes non médicales.” Cette information est issue d’un plan d’action décennal sur les femmes et tient en une phrase, sans plus de précisions. Elle a donné lieu sur les réseaux sociaux à des questionnements sur d’éventuelles restrictions de l’accès à l’avortement, écrit le New York Times. Des inquiétudes nourries par les efforts récents du gouvernement chinois pour enrayer la chute de la natalité et le vieillissement de la population après des décennies de politique de l’enfant unique.

En mai dernier, le gouvernement chinois a autorisé les familles à avoir trois enfants et cherche désormais des mesures incitatives. Comme le souligne Feng Yuan, membre d’une ONG féministe à Pékin, interrogée par le New York Times, la volonté de réduire le nombre d’avortements avait déjà été mentionnée en 2011. “Ce n’est pas une politique nouvelle. Mais les gens n’y prêtaient pas attention. Cela reflète le fait qu’avec les pressions récentes pour faire plus d’enfants, les gens ont un nouveau regard sur les textes.”

Un passé de violations des droits humains

Peu ou pas présente dans la presse chinoise, l’information est traitée par The Guardian sous l’angle des droits humains. “Le gouvernement chinois a dans le passé appliqué des politiques des naissances allant directement à l’encontre des droits

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Agnès Gaudu

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