après deux exercices dans le rouge, le géant du tourisme voit le bout du tunnel

Les acteurs du tourisme durement touchés par la crise sanitaire distillent des prévisions optimistes pour les prochains mois.

Le numéro un mondial du tourisme, l’allemand TUI, dit s’attendre à ce que les réservations retrouvent un niveau proche de celui d’avant la crise sanitaire à l’été 2022, après avoir enchaîné deux exercices dans le rouge en raison de la pandémie de Covid-19.

Lors de l’exercice 2020-2021, qui s’est terminé fin septembre, TUI a accusé une perte nette de 2,48 milliards d’euros, après celle record de 3,1 milliards enregistrée l’année précédente. Lors du quatrième trimestre, correspondant à l’été, traditionnellement le plus fort de l’année, le groupe a presque triplé son chiffre d’affaires sur un an, à 3,5 milliards, et le résultat d’exploitation s’est rapproché de l’équilibre.

Selon Fritz Joussen, le patron de TUI, «l’été 2022 atteindra un niveau de réservation largement normalisé». TUI compte actuellement 4,1 millions de réservations pour cet hiver et l’été 2022, alors qu’il a accueilli 5,4 millions de clients lors de l’ensemble de l’exercice 2020-2021.

Flux de trésorerie positif

Pour le deuxième trimestre d’affilée depuis le début de la pandémie, le groupe a enregistré un flux de trésorerie positif, à 1,4 milliard d’euros. Ses réserves de trésorerie s’établissent fin novembre à 3,5 milliards. TUI a été mis en grandes difficultés par les restrictions liées à la pandémie qui ont touché de plein fouet le secteur du tourisme, laissant hôtels, avions et navires de croisière presque vides pendant une grande partie des 20 derniers mois. Pour faire face à la crise, le groupe a été renfloué à plusieurs reprises par le gouvernement allemand et a levé des fonds sur les marchés. En octobre, il a annoncé une augmentation de capital de 1,1 milliard d’euros afin de rembourser la dette contractée pendant la pandémie.

Notre sentiment sur le secteur du tourisme

Un à un, les acteurs du tourisme durement touchés par la crise sanitaire et la mise sous cloche de l’économie pendant de longs mois, distillent des prévisions optimistes pour les prochains mois. Le secteur a beaucoup souffert en Bourse et vient de subir un nouveau choc avec le variant Omicron. Les valorisations sont attractives, et les perspectives plutôt prometteuses. Nous avons récemment renforcé les positions sur Compagnie des Alpes. Nous avions également complété la ligne Accor autour de 21 euros en mai 2020. En dépit de sa récente baisse, le titre s’échange toujours bien au-dessus de ce cours à plus de 27euros.

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