Didi, l’Uber chinois, plonge en Bourse tandis que son départ de Wall Street pour HongKong se précise

La déroute de Didi Global, le champion chinois des VTC, se poursuit à Wall Street.

Le titre du spécialiste de la mobilité chinois Didi Global reculait d’un peu plus de 7 % mardi sur la place new-yorkaise, à près de 5 dollars, son plancher historique. Son départ prochain de Wall Street pour la Bourse de Hong kong semble se préciser. Selon Reuters, qui cite deux sources proches du dossier, l’Uber chinois prévoirait de s’introduire à la Bourse de Hongkong sans lever de capitaux ni émettre d’action nouvelle.

Le groupe aurait pour objectif de déposer une demande de cotation avant la fin avril. Lundi, l’action Didi avait déjà souffert, après que le Financial Times a rapporté que les employés actuels et anciens de l’entreprise se sont vus interdire de vendre leurs actions «pour une durée indéterminée».

Le groupe avait fait une entrée en fanfare à Wall Street au début de l’été. L’opération avait été réalisée au prix de 14 dollars par action, valorisant l’entreprise à près de 70 milliards de dollars. La capitalisation est depuis tombée à moins de 25 milliards de dollars. Didi s’était attiré les foudres de Pékin en choisissant de s’introduire à Wall Street.

La Chine veut protéger les données de ses citoyens

Les autorités chinoises avaient ouvert une enquête à son encontre pour «violation grave de la réglementation en matière de collecte des données des utilisateurs». La Chine redoute que les données collectées sur ses citoyens fuitent au profit des États-Unis. Depuis, Didi a plié et annoncé début décembre son intention de mettre le cap sur Hongkong et de renoncer à Wall Street.

De son côté, Pékin a considérablement renforcé les contraintes pour les entreprises chinoises souhaitant se faire coter à l’étranger.

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