le nombre de contaminations en forte baisse en Afrique du Sud

La baisse sensible du nombre de contaminations à l’Omicron ces derniers jours en Afrique du Sud, où le variant a été décrit pour la première fois fin novembre, suscite “une lueur d’espoir” dans la communauté scientifique, même si la prudence reste de mise.

“La déferlante de cas d’Omicron en Afrique du Sud semble s’épuiser aussi vite qu’elle avait enflé”, s’enthousiasme le Washington Post.

Le plus grand spécialiste sud-africain des maladies infectieuses, Salim Abdool Karim, a déclaré mercredi que “le pic épidémique de nouveaux cas d’Omicron avait été rapidement dépassé en Afrique du Sud” et qu’il s’attendait à ce que “tous les pays, ou presque, connaissent la même trajectoire”.

L’Afrique du Sud a été la première à voir déferler l’Omicron et “le reste du monde observe attentivement son évolution dans le pays, pour savoir à quoi s’attendre”, remarque AP.

Marta Nunes, chercheuse au département d’analyse des vaccins et des maladies infectieuses à l’Université sud-africaine de Witwatersrand, confirme à l’agence de presse que la vague de contaminations à l’Omicron a été “courte”, et assure qu’il “n’est pas rare, en épidémiologie, d’assister à une très forte augmentation, comme celle observée en novembre, suivie d’une brusque diminution”.

Décrue quotidienne

Dans la province du Gauteng, l’épicentre de la pandémie en Afrique du Sud, où se situent Johannesburg et la capitale Pretoria, on comptait encore 16 000 infections le 12 décembre, avant d’assister à une décrue quotidienne continue. Mardi 21 décembre, la province ne déplorait plus que 3 300 nouveaux cas.

Autre signe encourageant, une étude publiée mercredi par l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles – qui doit encore être évaluée par les pairs – semble confirmer des données antérieures selon lesquelles l’Omicron entraînerait moins d’hospitalisations et d’effets secondaires graves que les autres variants du coronavirus.

Lorsque le nombre de cas quotidien de Covid-19 “a fortement augmenté à partir de la mi-novembre, la gravité des symptômes et les hospitalisations n’ont pas suivi la même courbe”, souligne Africanews.

Selon l’étude, “les personnes infectées par l’Omicron en Afrique du Sud entre le 1er octobre et le 30 novembre avaient une probabilité d’être hospitalisées inférieure de 80 % à celles contaminées par un autre variant”, détaille Al-Jazeera.

Prudence

Quant à la probabilité de développer une forme grave du Covid, elle serait de 70 % inférieure pour les patients Omicron, par rapport aux personnes contaminées par le variant Delta et hospitalisées entre avril et novembre.

Des résultats en ligne avec deux autres études publiées mercredi sur de plus petits échantillons, en Écosse et en Angleterre.

Malgré ces “lueurs d’espoir”, la communauté scientifique appelle à la prudence, souligne The Guardian. “On ne sait pas exactement pourquoi les cas observés sont moins graves, et la situation en Afrique du Sud – où la population est très jeune – n’est peut-être pas transposable dans d’autres pays frappés par l’Omicron”, écrit le quotidien britannique.

Le professeur Karim rappelle également, dans le Washington Post, que “plus de 70 % des Sud-Africains ont déjà été infectés par un précédent variant, entraînant probablement une réponse immunitaire plus robuste dans une grande partie de la population”.

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