Micmac autour de la présence du variant Omicron au Nigeria

Dans la matinée, ce mercredi 1er décembre, les autorités nigérianes annonçaient que, grâce à des séquençages rétrospectifs, le nouveau variant avait été détecté dans le pays dès octobre. Avant de se dédire et d’assurer qu’il s’agissait du variant Delta.

En octobre dernier, soit quelques semaines avant qu’il ne soit signalé pour la première fois par des chercheurs sud-africains ou qu’il ne circule aux Pays-Bas, le variant Omicron était déjà présent sur le territoire nigérian. L’information figure dans un communiqué officiel du Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC) rendu public ce mercredi 1er décembre et repris en partie par le journal Premium Times : “Le séquençage rétrospectif d’échantillons prélevés en octobre 2021 sur des cas confirmés de voyageurs s’étant rendus au Nigeria montre que le variant Omicron était déjà présent.”

Mais voilà, le NCDC semble être allé un peu vite en besogne. Quelques heures après sa publication, le communiqué ne mentionne plus les cas détectés en octobre. Le Guardian qui a, dans un premier temps, rapporté l’information l’a ensuite momentanément retirée de son site internet, avant que l’article ne réapparaisse en annonçant que l’information n’était pas correcte :

En réalité, la séquence génétique identifiée en octobre correspondait à au variant Delta, ont reconnu les autorités sanitaires nigérianes.”

Le communiqué signalait en outre la présence au Nigeria d’au moins deux cas liés au variant Omicron, détectés chez des voyageurs arrivés d’Afrique du Sud la semaine dernière. Le Centre a peu après confirmé un troisième cas. “Cela intervient après que le Canada a indiqué avoir détecté deux cas du variant chez des voyageurs nigérians”, précise Premium Times.

Le New York Times a lui aussi relayé l’annonce faite ce mercredi matin au Nigeria. Et le journal américain en concluait que “cela met une fois de plus en lumière le fait que les chercheurs ne peuvent toujours pas dire avec certitude quand et où le variant est apparu”

Dans une longue enquête publiée le 28 novembre, le Wall Street Journal racontait pour sa part que les premiers échantillons de ce qu’est maintenant Omicron ont été prélevés le 11 novembre, un en Afrique du Sud dans la province de Gauteng, qui abrite Johannesburg, et quatre auprès d’un groupe de diplomates étrangers en déplacement au Botswana. Ce même jour, un homme de 36 ans quittait l’Afrique du Sud à destination de Hong Kong. Mis en quarantaine, un test a confirmé qu’il était “un des premiers cas d’Omicron”. 

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