[DORVAL AM] Patrick Deixonne, le navigateur qui embarque le CAC40 dans la lutte pour le climat

Par Le Figaro

Publié
il y a 8 heures, Mis à jour il y a 8 heures

Le navigateur Patrick Deixonne agit avec les scientifiques et les industriels pour la protection des océans. DR Patrick Deixonne

Navigateur et explorateur, Patrick Deixonne a créé l’organisation non gouvernementale «Expédition 7ème Continent» pour sensibiliser à la protection des océans, contribuer à la recherche scientifique et agir avec les industriels contre la pollution plastique. Rencontre.

A l’occasion du premier Sommet international sur l’Océan, «One Ocean Summit», qui se tient à Brest du 9 au 11 février 2022, nous avons rencontré Patrick Deixonne, fondateur de l’ONG «Expédition 7ème Continent». Cette association organise des expéditions pluridisciplinaires dans le but de comprendre la pollution plastique dans l’océan et de mieux la réduire. Sa conviction: c’est en conjuguant les efforts des scientifiques, des collectivités, des entreprises et des citoyens que les solutions pour lutter contre la pollution plastique verront le jour.

Patrick Deixonne a découvert l’ampleur de la pollution de l’océan par les déchets plastiques lors d’une traversée de l’Atlantique à la rame. La prise de conscience de ce fléau et sa volonté de le combattre l’ont amené à fonder «Expédition 7ème Continent». Depuis 2010, cette association organise des missions avec des scientifiques pour faire progresser la connaissance et la compréhension de cette pollution et contribuer ainsi au développement de solutions de lutte efficaces. L’association organise également des actions pédagogiques afin de sensibiliser le grand public, qui a longtemps méconnu le phénomène.

Une première expédition avec chercheurs et scientifiques

«J’ai commencé à fréquenter le monde scientifique en Guyane où j’ai été muté quand j’étais pompier», raconte Patrick Deixonne. Grâce à ses connaissances en secourisme, en gestion des urgences, en logistique et surtout du terrain, il accompagnait les groupes de scientifiques en missions dans la forêt guyanaise. Au retour de sa traversée de l’Atlantique, il décide d’organiser des expéditions vers ce que l’on appelle désormais le «7ème continent», cet endroit où s’accumulent des dizaines de milliers de tonnes de plastique sous forme de déchets, de micro et de nano-particules. «En fait, il ne s’agit pas vraiment d’un continent visible, d’une île de déchets comme on a tendance à l’imaginer, car la fragmentation des plastiques les réduit en une pollution diffuse, un peu comme la pollution dans l’air», précise-t-il.

Avec le soutien du CNES (Centre national d’études spatiales) et du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), Patrick Deixonne organise la première expédition en 2010. Il embarque sur son bateau des chercheurs et des scientifiques afin de comprendre, de mesurer, d’analyser ce «continent de plastique». «La première expédition portait surtout sur le quantitatif. Puis nous nous sommes posés de plus en plus de questions. Au rythme d’une expédition par an, les scientifiques comprennent mieux à présent la circulation des débris vers cette zone où ils se concentrent. Par exemple, on croyait que les déchets étaient apportés jusqu’à l’océan par les fleuves, puis qu’ils étaient photo-dégradés. En fait, c’est faux! Les plastiques existent déjà sous forme de microparticules dans les fleuves où ils sont apportés par les eaux usées», explique le navigateur.

Réunir tous les acteurs pour agir ensemble contre la pollution plastique

Pour lutter efficacement contre cette pollution plastique, Patrick Deixonne a rapidement compris qu’il fallait consolider les efforts de tous les acteurs de la chaîne, des industriels qui produisent les plastiques jusqu’aux consommateurs qui les trient afin qu’ils soient recyclés en passant par les collectivités territoriales à même d’installer les infrastructures et d’appliquer les règles de récupération et de recyclage. «Les industriels ont compris qu’il était nécessaire d’agir. Même le monde de la plasturgie, pourtant méfiant au début, a pris conscience des enjeux et se mobilise à présent», constate Patrick Deixonne.

Il souligne que les industriels sont également devenus très actifs en matière de recherche. L’association Expédition 7ème Continent travaille avec Suez qui a, par exemple, développé un filtre spécial plastiques pour les stations d’épuration. Cela inspire les concurrents qui à leur tour engagent des travaux de recherche et développement. Certains s’associent à des start-up pour faire naître des innovations de rupture et les déployer plus rapidement. Ainsi des groupes comme L’Oréal, Danone Waters ou Nestlé soutiennent la jeune pousse Carbios qui cherche à mettre au point un plastique recyclable à l’infini.

Le monde de la finance s’investit aussi pour l’environnement

Les gestionnaires de fonds ont très tôt pris conscience des enjeux et savent qu’ils jouent un rôle essentiel dans la transition écologique et la protection de l’environnement. Des fonds dédiés au climat voient le jour. Ils misent sur les entreprises vertueuses et sur celles qui créent les innovations de rupture capables d’aider les sociétés les plus polluantes dans leur transition écologique. Ils permettent ainsi aux épargnants de participer à l’effort collectif pour la protection de la planète tout en bénéficiant des performances économiques du secteur.

«La révolution environnementale prendra du temps, comme la révolution industrielle a mis longtemps avant de devenir réalité», insiste Patrick Deixonne. Mais à l’entendre, les planètes sont alignées pour que les résultats soient au rendez-vous. Les jeunes générations, plus conscientes peut-être que leurs aînées de l’urgence climatique, n’hésitent plus à s’engager et à agir.

Le «One Ocean Summit» témoigne de cet engagement collectif. Souvent oublié ou peu visible dans les événements du type COP, il est le premier sommet entièrement consacré aux océans, «et pas seulement pour la pollution plastique, mais pour tous les aspects comme la surpêche, etc, car l’océan est un élément fondamental du climat», conclut Patrick Deixonne.

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Dorval Asset Management lance le fonds Climat Dorval European Climate Initiative, labellisé Greenfin et ISR
Dorval Asset Management s’engage et capitalise sur son expertise d’analyse extra-financière pour traiter les enjeux climatiques au travers d’une sélection d’entreprises apportant des solutions compatibles avec l’Accord de Paris. Le fonds s’appuie sur une analyse fondamentale financière et extra-financière pour sélectionner des entreprises et bâtir une allocation d’actifs orientée autour de 8 éco-activités (économie circulaire, énergie, transport etc.). L’équipe de gestion adresse une attention particulière au cycle économique et boursier et aux valorisations des entreprises dans lesquelles le fonds investit. «Nous avons voulu mettre en œuvre une stratégie d’investissement durable bâtie sur des convictions environnementales», a déclaré Tristan Fava, co-gérant de Dorval European Climate Initiative, lors du lancement de ce nouveau fonds début janvier 2022. Dorval Asset Management vise par ce fonds à concilier performance économique avec l’impact social et environnemental, tout en mobilisant tout ou partie de l’épargne au bénéfice de la transition énergétique et écologique.
«L’analyse extra-financière occupe une place prépondérante au sein du processus d’investissement : 70% de la note finale de l’émetteur est déterminée sur la base de critères ESG (environnemental, social et de gouvernance). Cette note finale permet de sélectionner les entreprises européennes les plus impactantes sur le changement climatique», complète Laurent Trules, le co-gérant du fonds Dorval European Climate Initiative ; et de conclure «Nous souhaitons envoyer un signal fort aux entreprises dans lesquelles nous prenons des participations : accélérons ensemble la transition !»
Le fonds contribue par ailleurs au financement de la fondation EPIC, qui lutte contre les inégalités touchant l’enfance et la jeunesse grâce à des organisations sociales rigoureusement sélectionnées pour leur fort impact, à travers le reversement de 10% des frais de gestion nets de rétrocessions du fonds.
La souscription à ce fonds est accessible aux investisseurs particuliers.
Le fonds Climat de Dorval Asset Management est exposé aux risques spécifiques suivants : risque actions, risque de change, risque de taux, risque de crédit, risque lié à l’utilisation des instruments dérivés financiers et risque de durabilité. Le capital investi n’est pas garanti.

Les exemples cités reposent sur la base d’analyses propres à Dorval AM en date du 07/02/2022. Ils ne constituent pas un engagement ou une garantie. Cette dernière se réserve la possibilité de faire évoluer ses analyses.

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