Un ex-surfeur alerte sur les traumatismes crâniens causés par les vagues

Si la dangerosité du surf n’est plus à prouver, d’anciens champions veulent sensibiliser l’opinion à un problème méconnu : celui des conséquences neurologiques des chocs répétés. Le Los Angeles Times a rencontré l’ancien surfeur professionnel Derek Dunfee.

“Derek Dunfee a réalisé son rêve, et ça a failli le tuer.” Du haut de ses 39 ans, le surfeur a tout connu : passionné dès l’enfance, il acquiert le statut de jeune talent avant de devenir une personnalité reconnue de la discipline. Dans ses pages, le Los Angeles Times brosse le portrait de cet amoureux de la glisse non pas pour narrer ses exploits mais pour documenter un phénomène peu connu : la profusion de traumatismes crâniens causés par les flots.

Durant ses plus jeunes années, Derek Dunfee a d’abord été effrayé par le gigantisme des vagues. Il s’est ensuite épris de ces eaux agitées et a appris à apprécier la compagnie de ses condisciples. Il faut dire que le sponsoring et les voyages vers des destinations exotiques faisaient partie du job, tout comme les prix gagnés lors des compétitions : il empoche ainsi 15 000 dollars après avoir dompté une vague de 12 mètres. “Il aimait tellement tout ça qu’il n’a pas fait attention aux traumatismes crâniens.”

Le premier date de 2007, sur les vagues de Mavericks. Il testait une planche plus légère et a été projeté dans les airs en tombant de la crête. Il se souvient que l’eau lui a d’abord fait l’effet d’une brique quand il a touché la surface, et ensuite le mur de briques lui est tombé dessus. Sa planche est ressortie en trois morceaux.”

“Le monstre s’est refermé sur lui et l’a enterré”

Ce choc n’est que le premier d’une longue série. Ils provoquent au fil des années des symptômes perceptibles : nausées, maux de tête, éblouissements, perte de mémoire,

[…]

Source

Le géant de la côte ouest. Créé en 1881, c’est le plus à gauche des quotidiens à fort tirage du pays et le grand spécialiste des sujets de société et de l’industrie du divertissement.
Ce n’est qu’à partir des années 1940 qu’il devient le

[…]

Lire la suite

Plus de nouvelles

Articles associés