En pleine décrue de l’épidémie, Biden veut maintenir une offre de tests suffisante

L’administration Biden veut constituer des stocks de tests de dépistage du Covid-19 et garder une capacité de production suffisante en cas de nouvelle vague. Mais dans le contexte d’une diminution du nombre de contaminations, les fabricants pourraient être tentés de lever le pied.

Au cœur de l’hiver, la stratégie de dépistage du Covid-19 a connu un tournant aux États-Unis, confrontés au variant Omicron. En décembre, le président Joe Biden avait annoncé la mise à disposition de 500 millions d’autotests gratuits, dans la limite d’un lot par foyer, livrés avec le concours des services postaux. Après cette première tournée, les ménages américains sont autorisés, depuis mardi 8 mars, à effectuer une deuxième demande. Dans le même temps, l’administration cherche à constituer des stocks de tests.

“Aujourd’hui, dans la mesure où l’offre dépasse la demande, et où le taux d’incidence est en forte baisse, la Maison-Blanche et les spécialistes de santé publique affirment qu’il faudra batailler pour que les gens continuent de se soucier du dépistage et que les fabricants continuent à produire des tests”, affirme le New York Times. En effet, avec la décrue du nombre de cas, l’offre de tests en vient à surpasser largement la demande. L’agence de presse AP remarquait fin février que seulement un peu plus de la moitié des 500 millions de tests gratuits avaient été réclamés.

Une “demande de renseignements” aux fabricants

Les fabricants, qui ont largement augmenté leurs capacités de production, pourraient lever le pied avec l’expiration des subventions fédérales. Un casse-tête pour les autorités, qui doivent s’assurer qu’ils peuvent maintenir une activité suffisante en cas de reprise brutale. “Le gouvernement a récemment envoyé une ‘demande de renseignements’ aux fabricants, afin de déterminer à quelles conditions ils accepteront de maintenir une production de tests hors des périodes de flambée épidémique​.”

Un désintérêt pour les tests avait déjà été observé dans la foulée de la vague du variant Delta. Mais le quotidien suggère que le dépistage est désormais entré dans les habitudes des Américains, rendant d’autant plus crucial le maintien d’une offre suffisante. Citant les propos de Mara Aspinall, experte de l’université de l’État d’Arizona, le New York Times écrit :

Les tests antigéniques ont été utilisés jusqu’à sept fois plus souvent que les tests PCR chaque semaine pendant la vague Omicron, ce qui est radicalement différent des autres périodes. Mais Mara Aspinall avertit que la baisse de la demande au cours des semaines et mois à venir poussera sûrement les fabricants à réduire d’autant leur production​.”

Source

Avec 1 700 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 130 prix Pulitzer et plus de 8 millions d’abonnés au total, The New York Times est le quotidien de référence des États-Unis, celui dans lequel on peut lire “all the

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