malgré la guerre d’Ukraine, les banques centrales restent focalisées sur l’inflation

Lors du G20 Finances de Buenos Aires, en 2018, Christine Lagarde, qui était alors directrice générale du FMI et préside désormais la Banque centrale européenne (BCE), échange avec le patron de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell. EITAN ABRAMOVICH/AFP

Macroéconomie, politique monétaire, phénomènes de marché: chaque semaine, le Figaro Bourse et placements propose l’éclairage d’un professionnel de la finance.

La Fed, la Banque d’Angleterre et la BCE sont sur la même longueur d’ondes: si la guerre en Ukraine dégrade les perspectives, les banques centrales se concentrent néanmoins sur l’inflation qui, déjà élevée, pourrait encore accélérer. Ne risquent-elles pas de plomber la croissance? Économiste pour Capital Economics, Neil Shearing fournit des éléments de réponse.

Petite histoire des cycles monétaires

Depuis la fin des années 70, la Fed a connu huit cycles de resserrement monétaire, la Banque d’Angleterre cinq et la BCE (qui existe depuis 1999) trois. «Soit 16 cycles au total, dont 13 ont été suivis de récessions», constate-t-il, ce qui pourrait être considéré comme une incitation à ne pas durcir le ton.

À tort: les contractions du PIB découlaient d’un choc exogène (comme la pandémie en 2020), de timides durcissements incapables de prévenir la surchauffe et la formation de bulles (2001, 2007), et enfin de la perte de contrôle de l’inflation (1970/1980) qui a rendu indispensable de violentes hausses de taux. «C’est la troisième de…

Cet article est réservé aux abonnés Bourse et placements. Il vous reste 38% à découvrir.

Bourse et placements

Le meilleur du conseil boursier : 1€ seulement

annulable à tout moment

Déjà abonné au Figaro Bourse et placements ?
Connectez-vous

Plus de nouvelles

Articles associés