Quand la pandémie prendra-t-elle fin ?

Ce vendredi 11 mars, cela fait deux ans que l’OMS a considéré que la propagation du Covid-19 dans le monde entier pouvait être qualifiée de pandémie. Si certains pays ont levé les restrictions, cela ne signifie pas que l’urgence sanitaire est derrière nous.

“Cette pandémie est loin d’être terminée”, a mis en garde Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors du point presse – toujours en virtuel — du 9 mars. Soit “deux ans presque jour pour jour après avoir prononcé le mot qui a fait comprendre au monde entier la gravité de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19”, rappelle le site de l’audiovisuel belge RTBF.

Ce 11 mars, cela fait précisément deux ans que l’OMS a considéré que la propagation de la maladie baptisée Covid-19, provoquée par un nouveau coronavirus humain, pouvait être qualifiée de pandémie. Plus de 6 millions de morts plus tard, le virus circule toujours activement sur la planète. Le patron de l’OMS a insisté :

La pandémie ne sera finie nulle part si elle n’est pas finie partout.”

“Certains pays, le Danemark, les Pays-Bas et le Royaume-Uni notamment, ont proclamé la fin de la pandémie sur leur territoire. Presque toutes les restrictions y ont été levées, alors que la Nouvelle-Zélande et Hong Kong sont confrontés à une recrudescence record du nombre de cas”, fait remarquer Science.

En France, l’obligation du port du masque sera levée dès le 14 mars (à part dans les transports) et le pass vaccinal sera suspendu. Pourtant, le 9 mars, le taux d’incidence était de 546,3, et 1 962 patients étaient encore en réanimation, selon Santé Publique France. Or, en février, le porte-parole du gouvernement avait annoncé que le pass vaccinal ne serait plus demandé une fois que le nombre de patients Covid en réanimation serait inférieur à 1 500 et que le taux d’incidence serait inférieur à 500.

Ces levées des restrictions suscitent des réactions mitigées parmi les scientifiques. “Il était prématuré d’enlever les masques et je ne comprends pas vraiment pourquoi on l’a fait”, déclare à Nature Isabella Eckerle, codirectrice du Centre des maladies virales émergentes de Genève, en Suisse, pays où le port du masque n’est plus obligatoire partout.

Miser sur la ventilation

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