la renationalisation des autoroutes, un risque politique

Jean Philippe Moulet / Vinci Autoroutes

Pour les champions français du BTP et des concessions à dominante autoroutière, l’élection présidentielle française n’est pas sans enjeux. Attention cependant à ne pas en surestimer l’importance.

À la Bourse de Paris, les actions Vinci et Eiffage ont nettement reculé, de concert, entre lundi et mercredi: – 7% environ, ce qui correspond à «l’effacement» de 5 milliards d’euros de capitalisation cumulée. Parallèlement, l’indice CAC 40 ne cédait que 2,8%.

La Bourse face au risque politique

En cause: la récente prise en compte du risque politique à l’approche du premier tour de l’élection présidentielle en France. «Le président sortant Emmanuel Macron ne semble plus inattaquable», surtout depuis mi-mars, indiquait mardi Jessica Hinds, économiste pour le cabinet Capital Economics.

À l’inverse, les derniers sondages donnent de meilleurs scores à Jean-Luc Mélenchon et surtout à Marine Le Pen, pour laquelle «la probabilité de remporter la présidence française a fortement augmenté ces deux dernières semaines» poursuit Jessica Hinds. Or, «une victoire de Mme Le Pen détériorerait presque certainement l’état des finances publiques et jetterait un doute sur le positionnement de la France en Europe, ce qui inquiète les investisseurs»

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