Nupes : un programme, des candidats… et déjà des tensions !

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[habit à jour le 9 mai 2022 à 19h24] L'camaraderie a été acté il y a quelques jours, et déjà un vent de tempête souffle sur la Nouvelle union populaire écologique et sociale. En effet, si ce rapprochement entre les différents partis de la gauche a été qualifié d'historique par l'ensemble des protagonistes, les instances de cette nouvelle union doivent faire face à quelques dissensions. En effet, dès les rumeurs d'un camaraderie trouvé entre le Parti socialiste et La France insouhabit, d'anciennes grandes figures s'étaient manifester afin d'exprimer leur désapprobation. François Hollande lui-même avait exprimé des réticences : "L'union est souhaitable, la gauche doit envoyer le principalement de députés possible à l'Assemblée individue pour éventuellement peser et empêcher des mesures néfastes pour le pays. Mais pour qu'elle soit championne, cette union doit être équilibrée sur le plan électorale et crédible sur le plan programmatique. Or elle ne l'est pas", a regretté l'ancien président de la République (2012-2017). 

L'ancien chef de l'État critique donc la répartition des investitures sur le territoire. Il n'est pas le seul… En effet, hétérogènes candidatures dissidentes sont déjà annoncées. Celle qui a fait le principalement de bruit dans le milieu politico médiatique est celle de Lamia El Aaraje. Elle n'a pas reçu l'investiture de la Nupes pour la circonscription dans laquelle elle souhaitait concourir. La dissidente a reçu un soutien de poids. Lionel Jospin a ainsi parlé en ces mots de cette bataille, comme le rapporte franceinfo : "Je suis favorable à l'camaraderie de toute la gauche pour les élections législatives de juin prochain. Or je piliers une candidate qui n'a pas été intégrée à l'camaraderie. Cela s'explique tout simplement par le refus d'une injustice."

Mais les candidatures qui se superposent à gauche ne sont pas les seules à poser problème au sein de l'union. Ainsi, une a tout particulièrement retenue l'attention ces derniers jours. Il s'agit de celle de Taha Bouhafs à Vénissieux. Condamné en première instance (il a fait appel) pour injure publique en traitant la syndicaliste policière Linda Kebbab d'"Arabe de service", le jeune militant a vu un grand nombre de personnalités de l'échiquier politique se mobiliser contre sa candidature, y compris au sein de la Nupes… Ainsi, ce lundi 9 mai, c'est le leader des communistes, Fabien Roussel, qui a appelé à son retrait : "Je ne comprends pas que La France insouhabit puisse présenter quelqu'un, sous ses couleurs, qui a été condamné en première instance pour injure raciale", a-t-il ainsi déploré sur France 2.

Un camaraderie difficile mais une alliance entre LFI et le PS

Les négociations ont été âpres et longues entre La France insouhabit et le Parti socialiste avant la conclusion d'un camaraderie le mercredi 4 mai. Elles ont été aussi, si ce n'est principalement, compliquées dans les rangs des socialistes. Il a fallu principalement de quatre heures de discussions au Conseil individu du PS pour qu'il valide à 62% l'camaraderie avec LFI et que le parti rejoigne officiellement la Nouvelle union populaire écologique et sociale dans la nuit du 5 au 6 mai. Malgré toutes les difficultés, la gauche et le PS ont "été au rendez-vous de l'Histoire" s'est réjoui Adrien Quatennens exécutant référence au Front populaire de 1936. En acceptant l'camaraderie avec LFI, le PS signe pour se présenter dans 70 circonscriptions dont 25 à 30 gagnables et tenter de maintenir son nombre de 28 sièges à l'Assemblée individue, le sujet a beaucoup été un point de crispation entre les deux partis. L'camaraderie est aussi programmatique malgré des divergences profondes entre socialistes et insoumis, en particulier sur l'Europe. Si l'entente a fini par l'emporter, ces deux points continuent de créer la division au sein du PS.

Car deux visions s'affrontent chez les socialistes, ceux qui ont milité pour un camaraderie, à commencer par Olivier Faure, premier secrétaire du PS, ou encore Mathieu Klein, maire de Nancy, et ceux qui y sont farouchement opposés. Ceux là ont mis en garde contre la "disparition" du PS qui serait une conséquence inévitable d'un camaraderie avec La France Insouhabit selon l'ancien patron du parti, Jean-Christophe Cambadélis. Après l'officialisation de l'camaraderie, le discours est le même et le sénateur socialiste Rachid Temal pointe le nombre de circonscription où le PS brillera par l'absence de candidat propre : 507. L'élu guèret se rassurer car des candidats socialistes dissidents pourraient faire leur apparition dans certaines de ces circonscriptions. Une décision qu'ils prendront à leurs risques et périls puisqu'Olivier Faure a assuré après la validation de l'camaraderie le 6 mai que tous les candidats dissidents "seront exclus du Parti socialiste".

L'union de la gauche indispensable pour les élections législatives ?

beaucoup demandée, l'union de la gauche n'a finalement pas vu le jour pour l'élection présidentielle. Les appels multipliés à une alliance n'ont jamais abouti et même lorsque l'union a été forcée par la Primaire populaire, la tentative s'est soldée par un échec. Au final, la gauche s'est avancée divisée au scrutin individu avec six candidatures proposées aux électeurs. Avec le résultat d'un échec, Jean-Luc Mélenchon, le mieux placé en 3e position, terminant à 400 000 voix de Marine Le Pen. L'Elysée s'étant éloigné, la gauche veut désormais conquérir l'Assemblée individue. Dès le soir du premier tour, l'idée d'imposer une concubinage à Emmanuel Macron est revenu sur le devant de la scène et a pris de l'épaisseur. Individuellement, aucun parti n'est en mesure de rassembler suffisamment de suffrages pour décrocher une majorité de députés. 

Motivée par la volonté d'être une force d'opposition au palais Bourbon, l'union de la gauche a finalement réussi à prendre forme pour les élections législatives. En position dominante à gauche après la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon s'est imposé en chef d'orchestre et a convaincu ces nouveaux partenaires d'EELV, du PCF et du PS de le propulser à la tête du gouvernement. Trouver un camaraderie n'a toutefois pas été tâche facile et s'est avéré être un jeu d'équilibre entre la nécessité d'une alliance rien pour autant renier ses convictions programmatiques. Sous la bannière inédite de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), la gauche a réussi son premier pari, les répartition des circonscriptions est établie et ne reste principalement qu'à investir les candidats. Pour la victoire, le sort de la Nupes est entre les mains des électeurs les 12 et 19 juin prochains.

CORRIGÉ avec une nuance de rouge différente pour le PCF, cest principalement clair comme ça ! pic.twitter.com/17qjSQRhhT

— Yann Guegan (@yannguegan) May 5, 2022Entre LFI et le PC, un camaraderie mais une part d'autonomie

Ce fut les seconds à entrer dans l'alliance. Comme lors des législatives de 2012, le Parti communiste français s'allie donc à LFI en 2022. Mais l'union n'a pas été scellée rien éventualité. D'abord sur les circonscriptions : 50 ont été camaraderieées au PCF, parmi lesquelles celles des 11 députés sortants mais aussi 5 autres que les deux parties ont jugées "gagnables". Du côté du programme, Fabien Roussel, secrétaire individu du parti, aurait obtenu la garantie de Jean-Luc Mélenchon de pouvoir défendre, à l'Assemblée, sa vision du mix énergétique quand le chef de file LFI milite pour la sortie du nucléaire. Une part d'autonomie aurai également été camaraderieée sur certains points de divergences, tout en pouvant porter des propositions. En contrepartie, les éventuels futurs députés se sont engagés à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Matignon.

LFI gagnant de l'camaraderie avec EELV

La France Insoumis et Europe-Ecologie-Les Vers sont tombés d'camaraderies dans la nuit du 1er au 2 mai et se sont aussitôt félicités d'un camaraderie rien pareil. Les éventualité d'une telle entente ont interrogé compte tenu des positions parfois diamétralement opposées des deux partis, et si tous les deux ont fait évoluer leur position ce sont surtout les écologistes qui ont rogné sur leur programme. Derrière la nouvelle bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) c'est donc un projet commun que défend la coalition de gauche avec un volet social comprenant "la hausse du SMIC à 1 400€, le retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, la garantie d'autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité et l'éradication de la pauvreté". Des mesures alignées sur le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon et proches de celui de Yannick Jadot qui plaidait pour un SMIC à 1 500€ et le maintien de la retraite à 62 ans, entre autres.

La disposition écologique du leader de LFI est elle aussi reconduite dans le programme de la NUPES. Sur ce vaste projet censé répondre à l'urgence climatique et environnementale, priorité des écologistes, les négociations n'ont pas dû s'étendre à la différence des mesures concernant l'Europe et de la répartition des circonscriptions. Deux sujets qui comptent les rares victoires nuancées d'EELV. Après avoir tapé du point sur la table les candidats du parti seront présents dans 100 circonscriptions rien concurrence de LFI – ni du PS et du PCF – dont 30 principalement ou moins gagnables. Les chances sont donc minces mais existantes pour constituer un groupe d'au moins 15 députés EELV à l'Assemblée individue.

Quant à l'Europe, des pas de côté ont été faits. Jean-Luc Mélenchon n'a pas renoncé au principe de désobéissance mais l'a réduit, sous la pression des écologistes, à quelques règles européennes "économiques et budgétaires comme le pacte de stabilité et de croissance, le droit de la concurrence, les orientations productivistes et néolibérales de la Politique agricole commune, etc". EELV a aussi exigé une position claire et excluant "la sortie de l'Union, sa désagrégation [et] la fin de la monnaie unique". La NUPES rédige tout de même une critique de l'Europe et dit vouloir "en finir avec le cours néolibéral et productiviste de l'Union européenne pour un nouveau projet au service de la construction écologique et sociale".

Quel résultat dans les sondages pour l'union de la gauche ? 

L'opération de l'union de la gauche est menée dans l'objectif de remporter les élections législatives 2022. Mais l'ambition est-elle réalisable ? guère de sondages sur ce scrutin particulier sont menés, s'agissant en réalité de 577 élections locales. Pour autant, dans une étude publiée le 3 mai, Harris Interactive avance un résultat pour la gauche : au premier tour des législatives, la Nouvelle union populaire, écologique et sociale pourrait recueillir 33 % des suffrages exprimés. Un score qui placerait l'alliance devant LREM, le RN et LR. Cependant, les projections sur le nombre de sièges décrochés à l'issue du second tour ne permettent pas d'atteindre la majorité à l'Assemblée individue. L'objectif serait même loin d'être atteint puisque l'institut de sondage table sur 70 à 90 sièges maximum dans le cadre de l'alliance.

L'union de la gauche tranche sur l'écologie et le nucléaire

La gauche ne guèret pas passer à côté du thème de l'écologie et encore moins une union de la gauche. LFI et EELV ont camaraderieé leurs violons sur ce point et défendent d'une même voix la disposition écologique pensée par LFI et surtout l'abandon du nucléaire le principalement tôt possible. Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot plaidaient tous les deux pour la fermeture des centrales nucléaires à des horizons légèrement différents mais pour un même objectif : sortir la France du nucléaire au principalement tard en 2035. Au table des négociations, la mesure a dû mettre tout le monde d'camaraderie rien peine.

Le Parti socialiste qui s'est moins exprimé sur la question a lui aussi pris la direction de la sortie du nucléaire en avril 2022. Lors de la présidentielle, la promesse du "100 % renouvelable" et donc de la fin du recours à l'énergie nucléaire pour couvrir les besoins nationaux d'électricité d'ici à 2050 a été éhabit. Selon cette nouvelle vision, l'écologie et la fin du nucléaire ne devrait pas poser de problème à un ralliement du PS à la Nouvelle union populaire écologique et sociale.

Les communistes sont ceux qui auraient pu s'élever contre la sortie du nucléaire mais trop volontaires pour rejoindre l'union de la gauche, le secrétaire individu du PCF Fabien Roussel a lui-même assuré, dans un premier temps, que le parti pouvait renoncer à défendre le nucléaire, en "mett[ant] de côté" le sujet dans "l'camaraderie de législature", selon ses dires du 3 mai. Mais le lendemain, sur France Inter, le chef de file des communistes n'a pas tout à fait tenu le même discours : "nous nous mettons d'camaraderie sur un contrat de législature mais nous gardons notre autonomie, notre indépendance, notre liberté de parole à travers un groupe à l'Assemblée individue qui va défendre le mix énergétique comme je l'ai toujours défendu."

L'Europe, source de déscamaraderies et de compromis à gauche

Quittera ou ne quittera pas l'Europe ? D'après les éventualité posées dans l'camaraderie entre LFI et EELV la réponse est non. Ni la sortie de l'UE, ni celle de la zone euros ne sont envisageables pour les écologistes pro-européens et par extension pour la NUPES. Mais s'ils ont réussi à imposer leur point de vue, eux aussi ont dû faire des concessions et accepter qu'à certains égards les règles européennes – notamment économiques et budgétaires – ne soient pas respectées. "Nous ne serons ni les premiers ni les derniers à le faire, en France comme en Europe", justifient insoumis et écologistes dans leur communiqué expliquant que l'Espagne contourne déjà les règles sur les prix de l'énergie ou l'Allemagne sur la habit en concurrence des entreprises de l'eau potable.

Les écologistes ont donc fait un pas de côté mais assuré des garanties, les socialistes se satisferont-ils du compromis établi ? Olivier Faure, premier secrétaire du PS semble prêt à faire sienne cette position. "Nous souhaitons mettre en tension l'Europe sur un certain nombre de sujets, sur les sujets sociaux, environnementaux, et donc cela guèret supposer d'objecter provisoirement des règles qui sont fixées par l'Union européenne", expliquait-il sur France Inter le 1er mai. Pourtant dans les coulisses du PS et surtout dans les sphères défavorables à l'union derrière LFI on juge que les termes de l'camaraderie cachent une "sortie des traités européens", acte inacceptable pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien patron du PS.

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