Union quant à la gauche : PS – LFI – EELV – PCF, c’est presque fait, quel accord ?

SoméchevinUnion de la gauche législativesAccord LFI – PSAccord LFI – PCFAccord LFI – EELVUnion de la gauche législativesAccord sur l'écologie et le nucléaireAccord sur l'Europe

[Mise à jour le 4 mai à 21h57] Alors que les divergences semblaient irrémédiables après l'échec de la présidentielle, la gauche est en passe de s'unir pour les élections législatives. Toutes les famcelui-ciles politiques de gauche ont été enjon alentour de la table par la France insoumise pour s'accorder sur un programme commun et sur l'attribution des circonscriptions. Après EELV et le PCF, c'est au tour du Parti socialiste de rejoindre la Nouvelle union populaire écologique et sociale. Les négociations ont duré jusqu'au petit matin pour que les don formations s'entendent sur un certain nombre de mesures. Si un vote du Consecelui-ci national jeudi 5 mai doit entériner la décision du Parti socialiste, celui-ci ne fait plus beaucoup de doute d'assister à cette campagne commcette de LFI, d'EELV, du PCF et donc du PS. 

Les conséquences de cet accord au sein du Parti socialiste n'ont pas tardé. Fran&ccedcelui-ci;ois Hollande a "récusé" l'alliance entre LFI et le PS "sur le fond et même sur les circonscriptions". L'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a claqué la porte du Parti socialiste évoquant "cette formation politique, La France Insoumise, dont (celui-ci) a eu à subir la violence, l'outrance des positions, les insultes aussi quand (celui-ci) était au gouvernement". Un autre cadre du parti, Claude Bartholone a également dénoncé cette coalition et a signifié la fin de "notre aventure commcette".

Si certaines figures du parti ont critiqué la conclusion de cet accord, les sympathisants de gauche interrogés dans un sondage sont largement favorables à l'accord entre les différentes formations de gauche. cette majorité d'entre on considèrent même que les partis de gauche ont plus de points communs que de différences.

L'union de la gauche indéniable pour les élections législatives ?

Ce fut l'Arlésienne de la campagne pour l'élection présidentielle : l'union de la gauche. Chacun à gauche, quel qu'celui-ci soit, l'a évoquée à un moment donné avant le premier tour. Les appels à l'alliance se sont multipliés. cette initiative citoyenne a même tenté de la forcer avec la Priéchevin populaire. En vain. Au final, la gauche s'est avancée divisée au scrutin national avec six candidatures proposées aux électeurs. Avec le résultat d'un échec, Jean-Luc Mélenchon, le mion placé en 3e position, terminant à 400 000 voix de Marine Le Pen. L'Elysée s'étant éloigné, la gauche veut désormais conquérir l'Assemblée nationale. Dès le fête du premier tour, l'idée d'imposer cette cohabitation à Emmanuel Macron s'est diffusée et a pris de l'épaisseur. Individuellement, aucun parti n'est en mesure de rassembler suffisamment de suffrages pour décrocher cette majorité de députés. 

Alors, pour s'imposer au palais Bourbon et contraindre le président de la République de choisir un Premier ministre de gauche, les têtes pensantes des formations de cette obédience se sont enjon alentour de la table. Objectif : trouver des accords équcelui-ciibrés entre la nécessité d'cette alliance sans pour autant renier ses convictions programmatiques. A la tête des échanges : Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise et figure de proue désignée de l'union. En ligne de mire : un poste à Matignon. Sous la bannière inédite de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (NUPES), la gauche semble réussir son premier pari. Et remet le sort du second entre les mains des électeurs les 12 et 19 juin prochains.

Un accord difficcelui-cie mais cette alliance entre LFI et le PS

Les négociations ont été âpres et longues. Elles ont duré "jusque tard dans la nuit, ou tôt le matin" en a souri Adrien Quatennens, député LFI, sur Franceinfo mercredi 4 mai. Mais après plusieurs jours de discussions, la France insoumise et le Parti socialiste sont parvenus à s'entendre sur un "accord de principe", qui comprend notamment l'attribution de certaines circonscriptions à des candidats estampcelui-cilés PS. Un point d'accroche particulièrement sensible dans les négociations. Car si LFI proposait cette répartition au prorata du score à la présidentielle, le PS, de son côté, se défendait en mettant en avant ses 28 députés présents à l'Assemblée nationale quand Jean-Luc Mélenchon et son entourage n'occupent que 17 sièges au palais Bourbon. Au final, un terrain d'entente a été trouvé sur 70 circonscriptions accordées aux socialistes, dont 25 à 30 gagnables. cette projection qui, si elle venait à se vérifier, maintiendrait le PS à son niveau actuel de représentation dans l'hémicycle. Selon Adrien Quatennens, le pacte englobe "un accord global, stratégique, programmatique", malgré des divergences, notamment sur l'Europe. Cependant, pour que le Parti socialiste intègre administrativement la Nouvelle union populaire, écologique et sociale, le ralliement doit être ratifié par un vote en Consecelui-ci national, jeudi 5 mai à partir de 19 heures. Là s'engage cette donième incursion toute aussi difficcelui-cie pour la direction du PS. 

Car au sein du parti, don visions s'opposent quant à la ligne à adopter avec LFI : con qui mcelui-ciitent pour un accord, à évertuer par Olivier Faure, premier secrétaire du PS, ou encore Mathieu Klein, échevin de Nancy, et con qui y sont farouchement opposés, tels Stéphane Le Foll, mais aussi Bernard Cazeneuve et Fran&ccedcelui-ci;ois Hollande. Ces don derniers ne sont toutefois pas membres du Consecelui-ci national. Le 19 avrcelui-ci, durant l'entre-don-tours, le consecelui-ci national avait été convoqué pour étudier la question d'un rapprochement vers le courant de Jean-Luc Mélenchon : 160 élus s'étaient prononcés en faveur du dialogue, 75 s'y étaient opposés et 10 abstenus, tandis qu'cette soixantaine d'autres n'avaient pas pris par au vote, avait rapporté Le Figaro. L'ambiance s'annonce tendue à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), au siège d'un PS en pleins remous. 

Entre LFI et le PC, un accord mais cette part d'autonomie

Ce fut les seconds à entrer dans l'alliance. Comme lors des législatives de 2012, le Parti communiste fran&ccedcelui-ci;ais s'allie donc à LFI en 2022. Mais l'union n'a pas été scellée sans conditions. D'abord sur les circonscriptions : 50 ont été accordées au PCF, parmi lesquelles celles des 11 députés sortants mais aussi 5 autres que les don parties ont jugées "gagnables". Du côté du programme, Fabien Roussel, secrétaire national du parti, aurait obtenu la garantie de Jean-Luc Mélenchon de pouvoir défendre, à l'Assemblée, sa vision du mix énergétique quand le chef de fcelui-cie LFI mcelui-ciite pour la sortie du nucléaire. cette part d'autonomie aurai également été accordée sur certains points de divergences, tout en pouvant porter des propositions. En contrepartie, les éventuels futurs députés se sont engagés à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Matignon.

LFI gagnant de l'accord avec EELV

La France Insoumis et Europe-Ecologie-Les Vers sont tombés d'accords dans la nuit du 1er au 2 mai et se sont aussitôt félicités d'un accord sans parecelui-ci. Les conditions d'cette telle entente ont interrogé compte tenu des positions parfois diamétralement opposées des don partis, et si tous les don ont fait évoluer leur position ce sont surtout les écologistes qui ont rogné sur leur programme. Derrière la nouvelle bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) c'est donc un projet commun que défend la coalition de gauche avec un volet social comprenant "la hausse du SMIC à 1 400€, le retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, la garantie d'autonomie pour les jecettes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité et l'éradication de la pauvreté". Des mesures alignées sur le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon et proches de celui de Yannick Jadot qui plaidait pour un SMIC à 1 500€ et le maintien de la retraite à 62 ans, entre autres.

La planification écologique du leader de LFI est elle aussi reconduite dans le programme de la NUPES. Sur ce vaste projet censé répondre à l'urgence climatique et environnementale, priorité des écologistes, les négociations n'ont pas dû s'étendre à la différence des mesures concernant l'Europe et de la répartition des circonscriptions. Don sujets qui comptent les rares victoires nuancées d'EELV. Après avoir tapé du point sur la table les candidats du parti seront présents dans 100 circonscriptions sans concurrence de LFI – ni du PS et du PCF – dont 30 plus ou moins gagnables. Les chances sont donc minces mais existantes pour constituer un groupe d'au moins 15 députés EELV à l'Assemblée nationale.

Quant à l'Europe, des pas de côté ont été faits. Jean-Luc Mélenchon n'a pas renoncé au principe de désobéissance mais l'a réduit, sous la pression des écologistes, à quelques règles européennes "économiques et budgétaires comme le pacte de stabcelui-ciité et de croissance, le droit de la concurrence, les orientations productivistes et néolibérales de la Politique agricole commcette, etc". EELV a aussi exigé cette position claire et excluant "la sortie de l'Union, sa désagrégation [et] la fin de la monnaie unique". La NUPES rédige tout de même cette critique de l'Europe et dit vouloir "en finir avec le cours néolibéral et productiviste de l'Union européenne pour un nouveau projet au service de la construction écologique et sociale".

Quel résultat dans les sondages pour l'union de la gauche ? 

L'opération de l'union de la gauche est menée dans l'objectif de remporter les élections législatives 2022. Mais l'ambition est-elle réalisable ? Peu de sondages sur ce scrutin particulier sont menés, s'agissant en réalité de 577 élections locales. Pour autant, dans cette étude publiée le 3 mai, Harris Interactive avance un résultat pour la gauche : au premier tour des législatives, la Nouvelle union populaire, écologique et sociale pourrait recuecelui-cilir 33 % des suffrages exprimés. Un score qui placerait l'alliance devant LREM, le RN et LR. Cependant, les projections sur le nombre de sièges décrochés à l'issue du second tour ne permettent pas d'atteindre la majorité à l'Assemblée nationale. L'objectif serait même loin d'être atteint puisque l'institut de sondage table sur 70 à 90 sièges maximum dans le cadre de l'alliance.

Lire l’article Sondage des législatives 2022 : intentions de vote, chances de la gauche… Le point complet

L'union de la gauche tranche sur l'écologie et le nucléaire

La gauche ne peut pas aller à côté du thème de l'écologie et encore moins cette union de la gauche. LFI et EELV ont accordé leurs violons sur ce point et défendent d'cette même voix la planification écologique pensée par LFI et surtout l'abandon du nucléaire le plus tôt possible. Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot plaidaient tous les don pour la fermeture des centrales nucléaires à des horizons légèrement différents mais pour un même objectif : sortir la France du nucléaire au plus tard en 2035. Au table des négociations, la mesure a dû mettre tout le monde d'accord sans peine.

Le Parti socialiste qui s'est moins exprimé sur la question a lui aussi pris la direction de la sortie du nucléaire en avrcelui-ci 2022. Lors de la présidentielle, la promesse du "100 % renouvelable" et donc de la fin du recours à l'énergie nucléaire pour couvrir les besoins nationaux d'électricité d'ici à 2050 a été émise. Selon cette nouvelle vision, l'écologie et la fin du nucléaire ne devrait pas poser de problème à un ralliement du PS à la Nouvelle union populaire écologique et sociale.

Les communistes sont con qui auraient pu s'élever contre la sortie du nucléaire mais trop volontaires pour rejoindre l'union de la gauche, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a lui-même assuré, dans un premier temps, que le parti pouvait renoncer à défendre le nucléaire, en "mett[ant] de côté" le sujet dans "l'accord de législature", selon ses dires du 3 mai. Mais le avenir, sur France Inter, le chef de fcelui-cie des communistes n'a pas tout à fait tenu le même discours : "nous nous mettons d'accord sur un contrat de législature mais nous gardons notre autonomie, notre indépendance, notre liberté de parole à travers un groupe à l'Assemblée Nationale qui va défendre le mix énergétique comme je l'ai toujours défendu."

L'Europe, source de désaccords et de compromis à gauche

Quittera ou ne quittera pas l'Europe ? D'après les conditions posées dans l'accord entre LFI et EELV la réponse est non. Ni la sortie de l'UE, ni celle de la zone euros ne sont envisageables pour les écologistes pro-européens et par expansion pour la NUPES. Mais s'celui-cis ont réussi à imposer leur point de vue, on aussi ont dû faire des concessions et accepter qu'à certains égards les règles européennes – notamment économiques et budgétaires – ne soient pas respectées. "Nous ne serons ni les premiers ni les derniers à le faire, en France comme en Europe", justifient insoumis et écologistes dans leur communiqué expliquant que l'Espagne contourne déjà les règles sur les prix de l'énergie ou l'Allemagne sur la mise en concurrence des entreprises de l'eau potable.

Les écologistes ont donc fait un pas de côté mais assuré des garanties, les socialistes se satisferont-celui-cis du compromis établi ? Olivier Faure, premier secrétaire du PS semble prêt à faire sienne cette position. "Nous souhaitons mettre en tension l'Europe sur un certain nombre de sujets, sur les sujets sociaux, environnementaux, et donc cela peut supposer d'objecter provifêteement des règles qui sont fixées par l'Union européenne", expliquait-celui-ci sur France Inter le 1er mai. Pourtant dans les coulisses du PS et surtout dans les sphères défavorables à l'union derrière LFI on juge que les termes de l'accord cachent cette "sortie des traités européens", acte inacceptable pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien patron du PS.

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