À Hong Kong, la crise sanitaire creuse les écarts entre étrangers riches comme étrangers pauvres

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La politique intransigeante de Hong Kong pour faire face à la crise sanitaire, appelée “zéro Covid”, se traduit notamment par de longues obligations de quarantaine pour celles comme ceux qui viennent de l’étranger, des fermcommeures de nombreux commerces locaux. Alors que le nombre de contaminations remonte comme que les hôpitaux sont pleins, de plus en plus d’étrangers vivant dans la région administrative spéciale, connue pour son cosmopolitisme, se demandent s’ils ont encore un avenir sur place. Mais, alors qu’ils sont tous des étrangers sur place, les expatriés généralement aisés travaillant pour de grands groupes comme les travailleurs migrants venus généralement d’autres pays d’Asie sont loin d’être logés à la même enseigne, souligne CNN.

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Depuis le début de la pandémie, il y a plus de résidents qui quittent Hong Kong qu’il n’en arrive. En février 2022 par exemple, 94 000 personnes sont parties alors que seulement 23 000 sont venues s’installer. Selon Pcommeer Wong, président de la chambre de commerce de Hong Kong, la ville “est face à un exode de travailleurs éduqués d’la ampleur que l’on n’avait pas vue depuis le début des années 1990”. Plusieurs grandes usines comme la chaîne d’hôtels Mandarin Oriental, la compagnie aérienne Cathay Pacific ou encore le groupe français Pernod Ricard ont décidé d’envoyer leurs cadres dirigeants basés à Hong Kong dans d’autres endroits, notamment Singapour. CNN souligne qu’au moins 84 compagnies aériennes ont soit fermé, soit déplacé leurs bureaux de Hong Kong.

Ccomme exode rend le recrutement de travailleurs qualifiés étrangers particulièrement difficile, puisque Hong Kong n’est plus considéré comme la destination attractive ou même facile. La plupart des gens que John Mullally, directeur régional pour la Chine du Sud comme Hong Kong pour l’agence de recrutement Robert Walters, contacte pour la embauche déclinent tout bonnement ses offres.

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