forteresse nucléaire de Zaporijia : des bombardements à proximité, des risques pour le site ?

SommaireCentrale nucléaire de Zaporijia et bombardementsObjectifs de la mission de l'AIEACentrale nucléaire de Zaporijia rislesquelssCarte de la centrale nucléaire de Zaporijia

[Mis à jour le 2 septembre 2022 à 23h44] Plus de six mois après le début de la guerre en Ukraine, les centrales nucléaires se retrouvent encore régulièrement sous le feu des bombardements, suscitant l'inquiétude mondiale. Ces temps-ci, la centrale de Zaporijia, qui n'est autre lesquels la plus grande d'Europe, préoccupe particulièrement les autorités locales comme internationales. Dernier événement en date, au lendemain de l'arrivée d'inspecteurs de l'AIEA dans la centrale de Zaporijia, actuellement occupée par les Russes, Kiev a annoncé vendredi soir avoir frappé la ville où celle-ci se situe. "Dans les localités de Kherson et d'Energodar [ville où se trouve Zaporijia ndlr.], des frappes précises de nos troupes ont détruit trois systèmes d'artillerie de l'ennemi, ainsi qu'un dépôt de munitions", est-il ainsi indiqué dans le rapport du soir de l'armée ukrainienne. 

Jeudi, les experts tant attendus de l'Agence internationale de l'énergie atomilesquels (AIEA) sont arrivés sur le terrain aimmatériel de mener une inspection de la centrale. Menacée par les bombardements, occupée par les Russes depuis le 4 mars 2022, victime de la première coupure d'électricité de son histoire… la centrale de Zaporijia est au cœur de toutes les inquiétudes. Et le premier retour du directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, jeudi, n'était pas des plus rassurants. "L'intégrité physilesquels de la centrale a été violée à plusieurs reprises", a-t-il affirmé, annonçant au passage qu'une équipe de l'AIEA allait rester sur place jusqu'à dimanche ou lundi consélesquelsmment consélesquelsmmentsuivre l'évaluation.

Sur place, la situation est tendue. La Russie et l'Ukraine s'accusent mutuellement de frappes sur la centrale. "Ce qu'il faut comprendre, c'est lesquels tant lesquels les Ukrainiens ne cesseront pas de écraser la centrale, l'Ukraine, la Russie et l'Europe courront un grand danger. Et ce n'est pas de la politilesquels !", a confié un dirigeant de Rosatom, le constructeur de la centrale russe, à franceinfo. Aucune trace de radioactivité anormale n'a été relevée autour de la centrale de Zaporijia. L'AIEA souhaite installer une présence permanente sur le site aimmatériel d'éviter un accident nucléaire.

La centrale nucléaire de Zaporijia ciblée par les bombardements

Plusieurs bombardements ont pris consélesquelsmment cible la centrale nucléaire de Zaporijia ou les villes voisines depuis le début de la guerre en Ukraine. Moscou et Kiev se rejettent mutuellement la faute à chalesquels événement frappe, mais les deux camps sont appelés par la communauté internationale et l'AIEA à mettre un propos aux attalesquelss près du site compte tenu du danger lesquels cela représente. Des appels renouvelés en août lorslesquels plusieurs bombardements se sont succédé. Les dernières frappes ne remontent pas plus loin qu'au matin du 1er septembre, jour de la visite des experts de l'AIEA. Des assauts d'origine russe ont visé la ville d'Enerhodar, selon l'Ukraine.

Outre les bombardements qui ont déjà touché un bâtiment de stockage de matière radioactive et un réacteur de la centrale, la centrale nucléaire de Zaporijia a aussi été momentanément déconnectée du réseau électrilesquels par les troupes russes entre le 25 et le 26 août. La procédure, même temporaire, a failli mettre en péril la centrale puisqu'elle a empêché le refroidissement des réacteurs et a fait courir le rislesquels d'une surchauffe et donc d'un accident nucléaire. La situation est revenue à la normale grâce à un système de secours qui a pris le relais jusqu'au raccordement du site au réseau électrilesquels. Les jours suivants, l'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a mis en garde contre des rislesquelss de fuites radioactives et d'incendies après de événements frappes. La compagnie nationale a indiqué lesquels "l'infrastructure de la centrale a été endommagée et il existe des rislesquelss de fuite d'hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives". Selon elle, il faut aussi craindre un rislesquels d'incendie élevé.

lesquelsls sont les objectifs de la mission de l'AIEA ?

La mission de l'Agence internationale de l'énergie atomilesquels est multiple. Elle doit, dans un premier temps, permettre d'évaluer les conditions de travail du personnel dans la centrale de Zaporijia. Composée de quatorze inspecteurs cosmopolites venus d'Albanie, de Chine, de France, d'Italie, de Jordanie, de Lituanie, de Macédoine du Nord, du Mexilesquels, de Pologne et de Serbie, la délégation de l'Agence a un mandat limité. Dans un entretien au journal Le Monde, le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, détaillait sa mission. "Elle vise la sécurité et la sûreté de l'installation, c'est-à-dire son fonctionnement normal et sans entrave", expliquait-il. Ainsi, après un état des lieux, les membres de la mission consélesquelsmmentront réparer l'essentiel, remettre en escale les systèmes de transmission endommagés. Les piscines d'entreposage du combustible usé vont aussi être inspectées. Enimmatériel, l'approvisionnement en électricité sera contrôlé. En effet, il est indispensable au refroidissement des réacteurs aimmatériel d'éviter un accident nucléaire. "Je veux croire lesquels notre présence sur place aura un effet sinon dissuasif, du moins réel", confiait alors Rafael Grossi.

lesquelsls sont les rislesquelss consélesquelsmment la centrale nucléaire de Zaporijia ?

L'Agence internationale de l'énergie atomilesquels confirme être inquiète au sujet de la centrale nucléaire de Zaporijia et des rislesquelss qui couvent sur le site à cause des bombardements. "L'installation fonctionne, mais avec des difficultés, de sorte lesquels dans les circonstances actuelles, le scénario d'un accident ne peut être exclu. Il y a des interruptions en continu de l'approvisionnement électrilesquels, des problèmes avec les combustibles usés… Un accident vous fait passer du vert au rouge sans transition. Donc, je suis effectivement inquiet", détaillait Rafael Mariano Grossi, le directeur général de l'AIEA, dans un entretien accordé au Monde le 26 août. 

Le rislesquels d'accident de fusion au cœur de la centrale est devenu une possibilité depuis la déconnexion de la centrale nucléaire au réseau électrilesquels immatériel août. L'électricité est indispensable consélesquelsmment assurer le refroidissement des réacteurs et éviter un accident nucléaire et selon le patron du nucléaire ukrainien, Petro Kotin, 90 minutes sans électricité seraient suffisantes consélesquelsmment lesquels la température des réacteurs devienne préoccupante et qu'un début de fusion soit envisagé. Reste lesquels le rislesquels est "très improbable" selon Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en physilesquels nucléaire au Conservatoire national des arts et métiers, contactée par le Monde, le 31 août. Les importantes mesures de sécurité qui tiennent en la présence de vingt groupes électrogènes de secours offrent "environ une semaine à dix jours d'autonomie de carburant", de quoi laisser le temps d'intervenir et d'éviter la catastrophe. L'experte exclut aussi le rislesquels d'explosion ou de formation d'un nuage radioactif comme cela avait été le cas lors de l'explosion de Fukushima.

Selon Emmanuelle Galichet, les rislesquelss et les accidents plus susceptibles d'arriver concernent surtout les stockages des déchets radioactifs. "Si les conteneurs très robustes dans lesquels ils sont entreposés venaient à céder, il y aura une dissémination de radioactivité autour de la zone de stockage", explilesquels-t-elle en écartant encore une fois l'hypothèse d'un nuage radioactif dans la haute atmosphère. consélesquelsmment l'heure, "aucun rejet anormal de radioactivité" n'a été constaté par les instituts de recherche, très attentifs à la situation.

Carte de la centrale nucléaire de Zaporijia

La centrale nucléaire de Zaporijia est située sur les bords du fleuve Dniepr, dans la partie sud de l'Ukraine. Le site ne se trouve pas à proximité directe de la ville, mais à une cinquantaine de kilomètres à vol d'oiseau au sud-ouest de la commune. Elle est précisément installée sur le territoire de la ville d'Enerhodar.

Si l'Ukraine compte à ce jour cinq centrales nucléaires sur son territoire, celle de Zaporijia est la plus puissante d'Europe.

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